Origine du nom : il vient de l'anthroponyme gallo-romain Buccius

C'est au début du XIII siècle que Boucé apparaît dans l'histoire. On peut suivre la lignée de son 1er seigneur, Pierre de Boucé (1123), jusqu'au XIV siècle. En 1629, la terre passe aux Guillaud de La Motte pour deux cents ans, puis est acquise, après 1850, par Rambourg. Boucé n'appartient qu'assez tardivement au domaine du duc de Bourbon. Ses terres sont fertiles, elles produisent au XVI siècle noix, fèves et céréales. Une richesse qui semble perdurer au XVII siècle. Au XIX siècle, des travaux d'assainissement de la plaine de Boucé, que des difficultés d'écoulement des eaux transforment périodiquement en marécages, permettent d'agrandir le domaine cultivable de centaines d'hectares d'excellentes terres. L'agriculture se modernise, Boucé devient l'une des plus belles régions de blé et céréales. Mais malgré la prospérité agricole, la population de la commune ne cesse de diminuer.

L'ancien château (XIII siècle) : il est le fief primitif de Boucé que, en novembre 1217, Hervé, comte de Nevès, reçoit en augmentation de fief Robert, évêque de Clermont. Boucé et le Chastel-en-Boucé ne forment plus qu'une seule et même terre. L'édifice, dont la motte, de dimension collossale, n'a disparu que récemment, se situait au nord de l'actuelle église. Il n'en subsiste plus qu'un pont.

Le lavoir : Restauré en 1994, le lavoir circulaire semi-couvert est un vestige du château. Creusé en contrebas, on y accède par quelques marches. Sa grande capacité lui permet d'accueillir de nombreuses lavandières, qui s'agenouillent au bord de surfaces en pierres solidaires.